Songkran et projets

Bonjour à tous,

Je vous écris alors qu’un orage vient juste d’éclater et de laisser place à un peu de fraîcheur après des jours de grosses chaleurs, ça fait du bien ! Je suis à Maepon pour quelques jours avant de repartir sur une visite de projets. Je reviens tout juste de Porn Sawan, un petit village situé dans une zone montagneuse de 5 villages appelés Gisewek. Les Karens vivant sur ces terres n’ont pas accès à l’eau potable, et pour certains pas accès à l’eau du tout. Ils leurs faut donc parcourir des kilomètres (parfois à pied) pour chercher les quantités d’eau suffisantes pour boire, faire à manger, faire la vaisselle et se laver. Il est difficile à croire que dans un pays comme la Thaïlande des villageois soient encore obligés à temps d’effort pour ces besoins de premières nécessités. Mais il en est ainsi, certains villages ont  tenté de se délocaliser afin d’avoir de meilleur chance de récupérer l’eau de la rivière, mais ça a été un échec. Le projet consiste aujourd’hui à construire un bassin solide (cimenté) capable de stocker l’eau et de l’acheminer jusqu’au village en question. Le bassin qu’ils utilisent actuellement est trop petit et non-cimenté, ce qui fait que l’eau s’infiltre dans la  terre et n’est plus suffisante pour les besoins des villageois, surtout en saison sèche. Si tout va bien les travaux devraient être entrepris d’ici peu, ce que j’espère fortement pour eux.

Avant cela j’ai eu la visite de trois amies avec qui j’ai bien profité de mes vacances. Après être allées à Maepon, nous nous sommes envolés sur l’île de Koh Pangan, c’était magnifique ! J’avais presque l’impression d’être dans un autre pays tellement les choses y étaient différentes. Cela m’a permis de bien couper avec mon quotidien ici à Maepon. Plages, baignades, snorkeling, ballades autour de l’ile à scooter, canoë… nos activités étaient variées et plaisantes !

Après leur retour je me suis arrêtée à Chiang Mai pour Songkran, le nouvel an thai. La fête dure trois jours et je n’ai jamais rien vu de tel !! La ville s’est transformée, à certains endroits de grosses baffles avec de la musique à fond ; près de la rivière des gens récupéraient l’eau à l’aide de sceau pour la balancer sur les gens, pistolets à eau, bouteilles en plastiques, tuyau d’arrosage, tout récipients servaient à arroser l’autre dans la rue. Impossible de rester plus d’une minute dehors sans être trempé de la tête aux pieds. Et ça dure trois jours ! Parfois l’eau était normal, d’autres fois glacée ou aromatisée avec des fleurs ou du piment… En étant là-bas j’me disais qu’ils n’y avaient que les thais pour penser à faire la fête comme ça ! Les enfants s’en donnaient à cœur joie, on les voyait devant leur maison avec un grand réservoir d’eau et dès que quelqu’un passait ils pouvaient les arroser sans se faire gronder ! Bon je dis les enfants, mais les adultes s’amusaient bien aussi ;) !! En réalité, la tradition est de verser un verre d’eau sur les épaules de Bouddha en signe de prière pour la nouvelle année à venir, qu’elle apporte chance à celui qui verse l’eau. Il est donc de coutume de verser de l’eau sur les épaules de son ainé afin de prier pour lui et lui souhaiter une bonne année, en retour cette personne priera pour celui qui lui a versé de l’eau sur les épaules. J’ai appris cela à la fin de la première journée de la fête, j’ai alors compris pourquoi les thais me remercié lorsque je les arrosai !

Et c’est après tous ces jeux d’eau que je me suis rendue dans le Gisewek pour le projet lié à l’acheminement de l’eau. Le choc était plutôt rude entre la sur-utilisation de l’eau et le manque existant à d’autres endroits… pourtant pas si éloignées.

Le projet que je vais visiter la semaine prochaine se situe aussi dans les montagnes, et consiste à la construction d’un puits. Et oui, le Gisewek n’est pas un cas unique, d’autres villages ont les mêmes difficultés. Ce puits servira biens ure à approvisionner les villageois en eau potable,  mais aussi à l’ouverture d’un centre qui permettra à des enfants d’être scolarisé dans l’école du village. En effet, le centre ne pouvait pas ouvrir ses portes avant d’assurer aux enfants qu’il accueillerait d’avoir de l’eau potable. Les habitants de ce village sont des Lahu Rouges, l’une des tribus existante en Thaïlande. Ils sont moins nombreux et moins acceptés que les karens. Leur désir est de pouvoir permettre aux enfants de cette tribu d’avoir accès à l’éducation et ainsi de voir les futures générations s’intégrer toujours un peu plus dans le pays où ils se sont réfugiés. Ce projet a donc une double importance : permettre à des villageois d’avoir un accès à l’eau potable et l’ouverture d’un internat scolaire permettant un accès à l’éducation aux enfants Lahu. Aujourd’hui les travaux ont pu commencer, je vais donc voir où ça en est afin d’en donner des nouvelles aux donateurs.

Ensuite j’aurai la joie d’accueillir ma dernière visite avant mon retour !!!

A bientôt et merci pour tous vos mots d’encouragements.

Pauline

Songkran
Album : Songkran

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Publié dans : Non classé |le 22 avril, 2013 |Pas de Commentaires »

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